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La San Felice II
Coles
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La San Felice II
By None
Current price: $1.91

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C’était là que demeurait, six mois de l’année, le prince héréditaire ; les
six autres mois, il demeurait à la Favorite ou à Capodimonte ; pendant ces
six mois, une de ses voitures était à la disposition de San Felice.
?and il habitait le palais royal, le prince descendait invariablement
vers onze heures à sa bibliothèque, et trouvait son bibliothécaire juché
sur quelque échelle, à la recherche d’un livre rare ou nouveau. En apercevant
le prince, San Felice faisait un mouvement pour descendre, mais le
prince s’opposait à ce qu’il se dérangeât. Une conversation presque toujours
li?éraire ou scientifique s’établissait entre le savant sur son échelle
et l’adepte sur son fauteuil. Entre midi et midi et demi, le prince rentrait
chez lui. San Felice descendait de son échelle pour le reconduire jusqu’à
la porte, tirait sa montre, la me?ait sur son bureau pour ne pas oublier
l’heure, oubli auquel l’eût facilement entraîné un travail a?achant, parce
qu’il était aimé. À deux heures moins vingt minutes, le chevalier replaçait
son travail dans son tiroir, auquel il donnait un tour de clef, reme?ait sa
montre dans son gousset, prenait son chapeau, qu’il tenait à la main jusqu’à
la porte de la rue, par ce?e révérence qu’avaient à ce?e époque les
hommes vraiment royalistes pour tout ce qui tenait à la royauté. Parfois,
s’il était dans ses jours de distraction, il faisait, tête nue, le chemin du
palais à sa maison, à la porte de laquelle il frappait deux coups, presque
toujours au même moment où sa pendule sonnait deux heures...
C’était là que demeurait, six mois de l’année, le prince héréditaire ; les
six autres mois, il demeurait à la Favorite ou à Capodimonte ; pendant ces
six mois, une de ses voitures était à la disposition de San Felice.
?and il habitait le palais royal, le prince descendait invariablement
vers onze heures à sa bibliothèque, et trouvait son bibliothécaire juché
sur quelque échelle, à la recherche d’un livre rare ou nouveau. En apercevant
le prince, San Felice faisait un mouvement pour descendre, mais le
prince s’opposait à ce qu’il se dérangeât. Une conversation presque toujours
li?éraire ou scientifique s’établissait entre le savant sur son échelle
et l’adepte sur son fauteuil. Entre midi et midi et demi, le prince rentrait
chez lui. San Felice descendait de son échelle pour le reconduire jusqu’à
la porte, tirait sa montre, la me?ait sur son bureau pour ne pas oublier
l’heure, oubli auquel l’eût facilement entraîné un travail a?achant, parce
qu’il était aimé. À deux heures moins vingt minutes, le chevalier replaçait
son travail dans son tiroir, auquel il donnait un tour de clef, reme?ait sa
montre dans son gousset, prenait son chapeau, qu’il tenait à la main jusqu’à
la porte de la rue, par ce?e révérence qu’avaient à ce?e époque les
hommes vraiment royalistes pour tout ce qui tenait à la royauté. Parfois,
s’il était dans ses jours de distraction, il faisait, tête nue, le chemin du
palais à sa maison, à la porte de laquelle il frappait deux coups, presque
toujours au même moment où sa pendule sonnait deux heures...



















